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D’où vient le goût fumé du whisky tourbé?

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Colette1

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D’où vient le goût fumé du whisky tourbé?



 



Le whisky tourbé est l’un des péchés mignons des amateurs de malt français, et pourtant l’origine de son goût et de son parfum très identifiables reste aux yeux de beaucoup mystérieuse. C’est en brûlant que la tourbe libère des phénols, ces composés chimiques aromatiques qui donnent l’odeur et le goût de fumée iodée et médicinale caractéristique des whiskies tourbés.

Au commencement était la tourbe, donc. Cette matière fossile essentiellement végétale qui se forme sur les étendues saturées en eau et pauvres en oxygène (les tourbières) est récoltée et découpée en grosses briques qu’on abandonne quelques semaines à l’air libre pour en réduire le taux d’humidité sans la sécher (elle flamberait alors trop vite).




Dans la patrie des malts tourbés

Direction l’île d’Islay, dans les Hébrides intérieures, à l’ouest de l’Ecosse. Islay, moorland and bogland, terre de landes et de tourbières, patrie des malts tourbés. 

Tout contre la distillerie Port Ellen fermée en 1983 se dresse la malterie construite pour alimenter en orge maltée ses ouailles, Lagavulin, Caol Ila et feue Port Ellen. Port Ellen Maltings fournit aujourd’hui une partie des besoins de 6 des 8 distilleries d’Islay, soit 26.000 tonnes de malt par an.

Au sommet de cet immense bâtiment sans charme trônent 8 cuves de trempage, les «steeps», 8 monstres d’acier transperçant 3 étages au sol grillagé .

Chaque cuve accueille 25 tonnes d’orge et 30.000 litres d’eau tiède qui arrosent progressivement les céréales en un muesli géant peu ragoûtant. «Il s’agit de réveiller l’orge, de la berner en lui faisant croire que le printemps arrive, avec le redoux et les averses des beaux jours, pour qu’elle se mette ensuite à germer. Puis on stoppe le processus à l’eau froide au bout de deux jours environ, histoire de ne pas se retrouver avec un champ d’orge dans la malterie!»




Des sèche-linge géants

La germination se poursuit alors pendant quatre jours dans des tambours géants logeant chacun 50 tonnes d’orge. Imaginez les sèche-linges du Lavomatic s’ils étaient taillés pour gentiment secouer les fringues de tout le village… L’air humide qui circule et le lent mouvement rotatif des tambours permettent de démêler les écheveaux de germes qui s’entortillent et de mieux contrôler la température du processus.

Entre nous, pourquoi se donner tant de mal? Pour récupérer l’amidon logé dans les cellules de l’orge et protégé par une barrière de protéine que le broyage du grain ne permet pas d’extraire. C’est seulement en germant que l’embryon d’orge (le germe) accède à sa nourriture: l’amidon, qu’il transforme en un sucre fermentescible. Et c’est ce sucre qui plus tard, à la distillerie, sera converti en alcool après fermentation.

La tourbe? Nous y arrivons. Quand l’orge a atteint son point de germination optimum, celui où il libère son amidon mais n’a pas commencé à le bouloter complètement pour pousser en un bel épi, on sèche ce «green malt» dans un immense séchoir, le «kiln», pour arrêter sa croissance.

Le kiln est une vaste pièce en hauteur au sol percé en tamis pour laisser pénétrer la fumée et la chaleur provenant du foyer situé 2 étages plus bas. Chacun des 3 séchoirs de Port Ellen Maltings est alimenté indirectement au fuel et directement à la tourbe, les deux se relayant. Dans la tourbe, vous l’avez compris, ce sont les phénols qui nous intéressent, et donc la fumée –le feu, la tourbe elle-même et ses cendres sont sans odeur.

Talent requis

En vertu de la loi de la complication maximum, ces phénols seront absorbés par le grain d’orge quand ce dernier est humide: tout le talent des maltsters consiste donc à entretenir un feu à basse température afin de sécher trèèèèèès lentement l’orge tout en produisant suffisamment de fumée (le «reek») pour dégager un maximum de ces phénols aromatiques, dont le taux sera mesuré en ppm (part par million).



Alors, la prochaine fois que vous vous verserez un verre de Lagavulin, faites-moi plaisir: écoutez la tourbe pousser (1 mm par an, un chuchotement), visualisez le sacre du printemps dans l’orge qui germe, balayez la fumée. Et faites durer le moment.

Nade

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Très intéressant !

Quelle recherche au cours des siècles, je pense !!!

Bon, je n'aime pas le whisky ... mais je n'ai jamais goûté à celui-ci : Qui sait ???

                              

Moregan

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pour ma part j'aime beaucoup , mais je ne crois pas avoir jamais gouté celui ci ! A voir et surtout à gouter ! un verre à la fois

Colette1

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Vous avez choisi de bonnes bouteilles les amies!!!!     A votre bonne santé!!!!

Nade

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Moregan

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