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ça s'est passé un 20 janvier...

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1 ça s'est passé un 20 janvier... le Ven 20 Jan - 10:42

Mimi

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20 janvier 1946

De Gaulle s'en va !



Le dimanche 20 janvier 1946, le général [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], chef de la France libre, se présente en uniforme devant son gouvernement et annonce sa démission. « Je fous le camp ! » lance-t-il devant les ministres.

C'est la fin de la période tragique (et épique) ouverte par l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

La France retrouve sa souveraineté


En exil à Londres pendant la guerre, de Gaulle n'a eu de cesse de batailler pour faire reconnaître sa légitimité à représenter la France en lieu et place du gouvernement collaborationniste de Vichy incarné par le maréchal [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Il avait des rapports tendus avec le Premier ministre britannique Winston Churchill et était ouvertement méprisé par le président américain Franklin D. Roosevelt.

Ainsi de Gaulle n'est-il informé du débarquement allié en Normandie que l'avant-veille du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Et par la même occasion, il apprend que les Américains prévoient de placer la France libérée sous l'autorité d'une administration anglo-saxonne. Déjà sont imprimés des billets de banque à l'en-tête de cette administration.

De Gaulle prend de court les Alliés en débarquant en Normandie quelques jours après le débarquement. Après avoir été chaleureusement applaudi par les habitants de Bayeux, il peut revenir à Londres en faisant valoir une authentique légitimité. Celle-ci sera consolidée par la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et l'entrée triomphale dans la capitale de la IIe division blindée du général Leclerc, le 25 août 1944.

Le même jour, alors qu'il arrive à l'Hôtel de Ville de Paris, le général de Gaulle se voit demander de proclamer la République par Georges Bidault, président du Conseil National de la Résistance. À quoi il répond qu'il n'en est pas question : « La République n'a jamais cessé d'être... Vichy fut toujours et demeure nul et non avenu. Moi-même suis le président du gouvernement de la République. Pourquoi irais-je la proclamer ? »

Par ce propos, le général estime illégitime le vote du 10 juillet 1940 par lequel les députés de la Chambre du Front Populaire ont donné les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il dénie également toute légitimité républicaine à la résistance intérieure, représentée par le Conseil National de la Résistance et son chef, Georges Bidault, successeur de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Il estime que seul lui-même, à Londres, a préservé la continuité de la République pendant tout le temps de l'occupation allemande.

C'est ainsi que restent en fonction le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) né à Alger en juin 1944 ainsi que l'Assemblée consultative, constituée également à Alger et composée non d'élus mais de personnes désignées par le général. Dans les mois qui suivent, le général entame une tournée des grandes villes françaises pour faire valoir sa légitimité et partout veiller au retour de l'ordre. À Toulouse, il renvoie dans l'ombre le chef de la résistance communiste locale, Ravanel, qui croyait son heure venue.
Pour maintenir la continuité de l'État et prévenir une révolution communiste ou des troubles, le général ne craint pas de conserver à leur poste des fonctionnaires pétainistes comme, à Bordeaux, un certain Maurice Papon, suspect d'avoir supervisé des rafles de Juifs et de résistants...

Les mouvements de résistance rentrent dans le rang : les jeunes résistants des FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) se voient proposer de rejoindre l'armée régulière pour poursuivre le combat contre l'Allemagne nazie ; enfin, les Milices patriotiques d'obédience communiste sont dissoutes le 30 octobre 1944.

Le même jour, de Gaulle amnistie [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], secrétaire général du Parti communiste, en exil à Moscou pour cause de désertion (il a refusé en 1939 de servir sous les drapeaux pour combattre Hitler). Du fait de ce donnant-donnant et de la présence des leurs au gouvernement, le puissant Parti communiste entérine le nouvel ordre national. En quelques mois, le général réussit le tour de force d'avoir rétabli la France dans sa souveraineté et dans la paix civile.

Quelle République pour la France ?


Le dimanche 21 octobre 1945, les Français ont à élire une nouvelle assemblée pour renouveler celle de... 1936 ! Par la même occasion, il doivent dire par référendum s'ils souhaitent que cette assemblée se fasse constituante et donne à la France une Constitution en remplacement de la précédente (celle de la IIIe République).

Pour l'élection des députés, le général de Gaulle délaisse le scrutin d'arrondissement propre à la IIIe République (une circonscription, un député). Il institue le scrutin de liste dans le cadre départemental (la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]) : les électeurs de chaque département choisissent la liste d'un parti et chaque parti a dans le département la même proportion d'élus qu'il a eu de voix.

Aux législatives, 26,1% des voix se portent sur le Parti communiste, faisant de lui le premier parti de France ! Avec son syndicat, la CGT, et ses organisations locales, il encadre solidement les milieux ouvriers et populaires. Il séduit les milieux intellectuels. La SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) réunit les socialistes et recueille 24,6% des voix. Avec le Parti communiste et les radicaux, elle donne une écrasante majorité de gauche à la nouvelle assemblée.

Face à celle-ci, le MRP (Mouvement républicain populaire) réunit les électeurs de sensibilité démocrate-chrétienne. C'est le deuxième parti de France avec 25,6% des suffrages exprimés.

Reconduit à la tête du gouvernement en novembre, le général de Gaulle hésite à donner un grand ministère au Parti communiste. Finalement, un MRP, Edmond Michelet, hérite de la Défense et un communiste prend la responsabilité des Armements. Les rapports se tendent très vite entre la nouvelle assemblée, imbue de sa légitimité électorale, et le prestigieux chef du gouvernement, qui ne supporte pas les atteintes à son autorité.

En annonçant sa démission et son retrait, le général de Gaulle espère sans doute que ses amis du MRP vont tout mettre en oeuvre pour son retour. En fait, ceux-ci vont très vite apprendre à se passer du général et conclure un pacte de bonne entente avec les deux autres grands partis, le communiste et le socialiste.

Deux votes pour une Constitution


Lors du référendum du 21 octobre 1945, 96% des électeurs ont exprimé leur désir d'une nouvelle Constitution. En foi de quoi l'assemblée sortie des urnes soumet au peuple une Constitution à forte connotation marxiste. À la surprise générale, celle-ci est rejetée à une très forte majorité, le 5 mai 1946.

Une deuxième assemblée constituante est alors élue, donnant la première place au MRP avec 28% des suffrages exprimés. Georges Bidault, le président du parti, devient le chef du gouvernement et un deuxième projet de Constitution est présenté au peuple. Il prévoit un président de la République élu par un collège électoral ainsi que deux assemblées législatives : l'Assemblée nationale et un Conseil de la République aux pouvoirs restreints (en remplacement de l'ancien Sénat).

Malgré la condamnation sans appel portée par le Général, depuis sa retraite de Colombey-les-deux-Églises, la nouvelle Constitution est adoptée à une courte majorité par le référendum du 13 octobre 1946.

Le 16 janvier 1947, un an après le départ du général de Gaulle, un collège électoral élira le premier président de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], Vincent Auriol (63 ans).

Mimi

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20 janvier 1942

Mise au point de la «Solution finale»



Le 20 janvier 1942, une quinzaine de dignitaires nazis et d'officiers SS se réunissent dans une villa d'un faubourg huppé de la capitale allemande. Ils mettent au point la déportation des Juifs de l'ouest de l'Europe vers les camps d'extermination situés en Pologne.

La villa, au bord du lac de Wannsee (Grossen Wannsee, 56-58), entre Berlin et Potsdam, abrite aujourd'hui un mémorial et un centre de recherche sur le génocide.

La Shoah avant la Shoah


Les massacres de Juifs par les hitlériens ont débuté de façon informelle avec l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] en septembre 1939. Ils ont pris de l'ampleur à l'été 1941 avec l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], riche en communautés juives. Ces massacres se sont traduits par la réduction à la famine des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et par les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dans les territoires polonais et soviétiques enlevés à l'Armée rouge.

À mesure que se précise le projet d'extermination de l'ensemble des Juifs européens, dans les derniers mois de 1941, les Allemands jugent ces méthodes impraticables à grande échelle dans les pays d'Europe de l'Ouest occupés par leurs troupes. Ils ont besoin de la contribution économique de ces pays, en particulier de la France, à leur effort de guerre. Ils ne peuvent se permettre de les violenter comme les pays slaves.
 
D'autre part, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le chef de la garde rapprochée du Führer, la SS (Schutzstaffel), éprouve les limites de ces tueries. Elles altèrent le psychisme de ses troupes et de leurs acolytes locaux (Polonais, Lituaniens...). 

Lui-même manque de s'évanouir en assistant le 15 août 1941 à Minsk à l'exécution par balles d'une centaine de Juifs par un détachement de l'Einsatzgruppe B. À chaque salve, son regard fuit et il montre d'évidents signes de nervosité. Le général SS Erich von dem Bach-Zelewski lui fait remarquer qu'il n'y a là que cent Juifs et ajoute : « Mais regardez les yeux de nos hommes... Ils sont traumatisés pour le reste de leur vie ».

Avec son adjoint [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien],  il prépare donc la mise en place de méthodes plus discrètes.

Au génocide par la faim et au génocide par balles va s'ajouter le génocide par le gaz selon une technique utilisée en 1939 et 1940 en Allemagne même pour l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

En Union soviétique, les commandos de la mort   suivent de la sorte la progression de la Wehrmacht avec des camions de gazage. En Pologne, ce sont plutôt les victimes qui sont amenées sur les lieux d'extermination. Dans cette perspective, un camp de détention du nom d'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], près de Cracovie, expérimente dès l'été 1941 sur des détenus soviétiques et des malades le Zyklon B, un gaz prévu à l'origine pour désinfecter le camp.

Après une avance fulgurante et la prise de Kiev le 18 septembre 1941, la Wehrmacht connaît de premières difficultés en URSS. L'entrée des États-Unis dans la guerre apparaît d'autre part inéluctable. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le 25 octobre 1941, au cours d'un dîner avec Himmler et Heydrich, exprime sa rage contre les Juifs jugés responsables de ces difficultés ainsi que l'écrit l'historien Édouard Husson ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]). 

Dès lors prend forme le projet d'extermination systématique des Juifs, que l'on appelle aujourd'hui Shoah. Le 5 novembre 1941, le Führer déclare à Himmler : « Nous pouvons vivre sans les Juifs. Eux ne sauraient vivre sans nous. Quand les Européens s'apercevront de cela, ils prendront conscience du même coup de la solidarité qui les lie. Le juif empêche cette solidarité. Il ne vit que du fait que cette solidarité n'existe pas » ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]).

La conférence de Wannsee


Jusque-là, les exactions et crimes contre les Juifs ont été perpétrés par les ministères, l'armée, la SS et les administrations territoriales « dans le sens de la volonté du Führer » mais sans concertation. Pour Himmler et Heydrich, il importe de clarifier les responsabilités dans ce qui se prépare. 

Le 29 novembre 1941, Heydrich envoie une invitation pour une réunion de planification sur la « Solution finale de la question juive » aux directeurs généraux de plusieurs grands ministères (Intérieur, Plan, Propagande, Justice, Territoire de l'Est). Doivent également y participer des membres de la SS : le chef de la Gestapo Heinrich Müller et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], adjoint de Heydrich responsable de la question juive.

Prévue le 9 décembre, elle est reportée à cause de l'attaque de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] l'avant-veille et de l'entrée en guerre du Japon et de l'Allemagne contre les États-Unis. Hitler y voit la justification de sa [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  du 30 janvier 1939 selon laquelle la race juive en Europe serait anéantie si la juiverie financière internationale, hors d'Europe et en Europe, devait réussir à précipiter encore une fois les peuples dans une guerre mondiale ».

La « conférence de Wannsee »  se tient en définitive le 20 janvier. C'est une réunion d'une heure et demie au cours de laquelle Reinhard Heydrich, le chef des services de sécurité allemands - la Sicherheitspolizei (SD) et le Reichsicherheits-Hauptamt (RSHA) -, expose les modalités de la « Solution finale de la question juive » (en allemand : Endlösung der Judenfrage).

Il fait valoir que son projet initial d'émigration forcée des Juifs d'Europe ou de déportation à Madagascar a été rendu impossible à cause de la guerre. Il s'agit donc désormais d'« évacuer vers l'est »  tous les Européens [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] par les nazis.

Heydrich sait que plusieurs des fonctionnaires présents sont rétifs à l'idée d'extermination mais il a besoin de leur concours pour les aspects logistiques de l'opération, aussi évite-t-il d'employer dans sa présentation les termes d'extermination ou de mise à mort. Mais il y vient à la fin de la réunion, une fois que les participants ont agréé le principe de l'évacuation, sous l'autorité exclusive de la SS.

Le procès-verbal de l'innommable

Le souvenir de la réunion s'est conservé car Adolf Eichmann en a dressé le procès-verbal écrit. Il répertorie le nombre de Juifs à déporter, pays par pays (aussi bien les 200 Juifs d'Albanie que les 5 millions de Juifs d'URSS !), arrivant à un total de onze millions de personnes !

Il évoque par ailleurs, et c'est le plus grave, le traitement promis à ces communautés, en détaillant les modalités logistiques mais en se gardant toutefois de parler de la mort, selon la traduction qu'en donne l'historien Édouard Husson.

Ainsi peut-on lire : « Au cours de la solution finale, les Juifs de l'Est devront être mobilisés pour le travail avec l'encadrement voulu. En grandes colonnes de travailleurs, séparés par sexe, les Juifs aptes au travail seront amenés à construire des routes dans ces territoires, ce qui sans doute permettra une diminution naturelle substantielle de leur nombre.

Pour finir, il faudra appliquer un traitement approprié à la totalité de ceux qui resteront, car il s'agira évidemment des éléments les plus résistants, puisque issus d'une sélection naturelle, et qui seraient susceptibles d'être le germe d'une nouvelle souche juive, pour peu qu'on les laisse en liberté (voir l'expérience de l'histoire).

(...) Les Juifs évacués passeront d'abord, convoi par convoi, par des ghettos de transit, et de là seront transportés plus loin à l'Est... » ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]).

Hitler et ses hommes de confiance avaient pour règle de ne jamais ordonner quoi que ce soit par écrit, d'où le caractère rarissime de documents comme celui-ci, concernant la dictature hitlérienne ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]).

Après la réunion de Wannsee, le processus industriel d'extermination va de fait s'intensifier. Il avait débuté le 8 décembre 1941 au camp de Chelmno, dans le Warthegau (la Pologne occidentale que les hitlériens projetaient de germaniser) avec l'extermination par le gaz de plusieurs centaines de Juifs par le commando de Herbert Lange. Le 16 janvier commençait l'extermination des habitants du ghetto de Lodz. Au même moment, la chambre à gaz d'Auschwitz-Birkenau était dédiée à l'extermination des Juifs et non plus des prisonniers soviétiques.

Ils est à craindre que , sous une autre forme , cette horreur se reproduise .

L'Histoire est un éternel recommencement !

Mimi

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20 janvier 2009

Investiture du président Obama



Le 20 janvier 2009, la cérémonie d'investiture de Barack Hussein Obama, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], a rassemblé environ deux millions de personnes sur le National Mall de Washington, ce qui en fait le plus important rassemblement de foule qui ait jamais eu lieu à ce jour aux États-Unis !

Une nouvelle Amérique


Le premier président « Noir » des États-Unis naît à Honolulu le 4 août 1961 d'un père kenyan et d'une Blanche du Kansas qui se séparent deux ans après sa naissance. Il vit de 6 à 10 ans à Djakarta (Indonésie) auprès du deuxième mari de sa mère avant de revenir aux États-Unis, à Hawaï, chez ses grand-parents maternels.
Brillant diplômé de Harvard, il dédaigne les grands cabinets d'avocats et devient éducateur social dans un quartier pauvre de Chicago, signe de sa volonté précoce de faire carrière en politique. Il se révèle par un discours vibrant à la Convention démocrate de Boston, en 2004, à côté de John Kerry. Candidat de son parti en 2008, il l'emporte sur la favorite Hillary Clinton, devenant le 5e plus jeune président américain, après Theodore Roosevelt, John Kennedy, « Bill » Clinton et Ulysses Grant.
Son élection triomphale, le 4 novembre 2008, bénéficie du discrédit dans lequel George Bush Jr a plongé le parti républicain après deux mandats calamiteux mais aussi de la promotion de plusieurs personnes « de couleur » à des fonctions de premier plan (Colin Powell, Condoleezza Rice) - sans doute le seul point à porter au crédit du précédent président.
Elle illustre la maturité de la démocratie américaine et montre que les Américains ne sont pas rebutés par la couleur de peau d'un candidat dès lors qu'il est à leurs yeux le meilleur pour la fonction. Mais elle est moins la conséquence de la promotion des descendants d'esclaves que de l'énorme vague d'immigration planétaire qui a [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] les États-Unis et l'Europe occidentale.
Signe des temps : l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche coïncide avec la sortie de deux grands films qui, chacun à leur manière, témoignent de la nouvelle Amérique et de sa vision du monde : Gran Torino (Clint Eastwood) et Slumdog Millionaire (Dan Boyle).

Épilogue


Au terme de ses deux mandats, le bilan de Barack Obama apparaît toutefois très nuancé. Sa présence à la Maison Blanche n'a en rien apaisé les tensions raciales. Si les immigrants récents, Latinos et Asiatiques, se moulent plutôt bien dans l'american way of life, il n'en va pas de même des Afro-Américains. Bien que bénéficiant d'un enracinement beaucoup plus ancien, les descendants des anciens esclaves continuent pour la plupart de vivre dans une forme de relégation spatiale, économique et mentale... tout comme d'ailleurs les descendants des Amérindiens, plus anciens habitants du pays.
En matière politique, Barack Obama peut se flatter d'avoir amélioré la couverture santé des Américains pauvres (Medicare). Mais les inégalités sociales se sont encore accrues sous ses deux mandats, occasionnant la révolte silencieuse des classes populaires blanches. Par haine de l'establishment financier et de sa représentante Hillary Clinton, elles n'ont pas craint de se rallier à l'inénarrable Donald Trump dans les primaires républicaines et de lui assurer la victoire lors de l'élection présidentielle du 8 novembre 2016.
Notons que Barack Obama n'a guère été plus heureux dans ses initiatives diplomatiques et militaires au Moyen-Orient. Et par une succession de faux-pas dont le président n'est pas seul responsable, une forme de « guerre froide » s'est réveillée entre Moscou et l'OTAN, au grand dam de l'Europe.
Donald Trump est investi aujourd'hui . Bonne chance au USA et au MONDE

4 C'est un peu notre Histoire... le Dim 22 Jan - 6:15

Mimi

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IL Y A DIX ANS , 22 JANVIER 2007 , L'ABBÉ PIERRE DISPARAISSAIT...

Né en 1912 à Lyon l'Abbé Pierre (Henri Grouès ) père des pauvres et des sans-abris décède le 22 janvier 2007, à l'âge de 95 ans. Il fonde le mouvement Emmaüs comprenant également la fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisées ainsi que plusieurs autres associations.

L'abbé Pierre a activement participé aux mouvements de résistance lors de la Seconde guerre mondiale. Il chache des enfants juifs pour les sauver et devient député de Meurthe et Moselle sur les conseils de l’entourage du général de Gaulle, et l’approbation de l’archevêque de Paris.

Il fonde en 1949 le mouvement Emmaüs (en référence à Emmaüs, village de Palestine apparaissant dans un épisode du dernier chapitre de l'Évangile selon Saint Luc). 

Ce mouvement est une organisation laïque de lutte contre l'exclusion, présente aujourd’hui dans 36 pays du monde.

Après un appel lancé sur les ondes de radio Luxembourg le 1er février 1954, il récolte 500 millions de francs de dons et fait construire des cités d’urgence pour les sans-abris lors de cet hiver meurtrier. L’abbé Pierre est également ) l’origine de l’adoption de la loi visant à interdire l’expulsion des locataires pendant la période hivernale.

Il décède des suite d’une infection du poumon, à Paris. Sa mort sera suivi par d’innombrables hommages, dont un hommage national.

Il mériterait d'être sanctifié ... <<<<<

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